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Bienvenue !

Bonjour à tous et à toutes !

Je suis enchantée de vous accueillir comme visiteur, même si vous vous êtes passés là par hasard, par curiosité, ou par erreur ! L’erreur est humain non? Et parfois même, les erreurs permettent de belles découvertes !

Ici, abandonnez tous rêves de grandeur, de succès ou même de célébrité, vous êtes ici sur la page d’une petite personne qui essaie, tant bien que mal, de se frayer un chemin dans la vie, entre ses doutes et ses peurs et entre ses désirs et ses rêves…

Alors entrez, brave gens, et bonne lecture !

La cour des grands

Bravo, tu es arrivée à tes fins. Tu es devenue grande. Tu l´as souhaité, et tu as probablement sacrifié du temps et d´autres choses précieuses à tes yeux. Tu as grimpé l’échelle de ta propre reconnaissance, au prix de ta sueur et de tes larmes. Tu as écris ta propre histoire, et aujourd’hui tu la vie.

Bienvenue dans la cour des grands.

Bienvenue à l’apogée de ta vie. Bienvenue dans ta vie rêvée. Tu as vaincu tes démons pour en arriver là. Tu a mis à mal tes peurs et tes doutes. Le soleil s´est levé sur tes victoires. Souris et sois fière de ce que tu es.

Bienvenue dans la cour des grands, mais rappelle-toi…

Du haut de ta tour d’ivoire, sais observer le chemin que tu as parcouru. Le passé t’a torturé, mais n’oublie pas ce qu’il t´a apporté. Tu as appris de tes échecs, pour bâtir tes victoires. Tes combats ont été une source d’inspiration et t´on permis d’avancer, pour arriver à ce que tu es aujourd’hui.

Bienvenue dans la cour des grands mais prends garde...

Tu as été en bas avant de grimper l´échelle de ta propre évolution. Ton passé a été le ciment de ton avenir. Le meilleur, comme le pire, t´a construit. Tu n´es pas faible car tu as souffert. De cette souffrance est néée cette rage de vaincre. Ne perds pas pieds, dans le superficiel et le paraître. Restes toi-même, et admire ce que tu as construit, et de où tu es parti.

Inextricable

La confrontation est dure, et la douleur à peine supportable. Mes chers parents, je vous écoute.

J’ai vu vos rire s’estomper, à l’arrivé de ce sujet si sensible. J’ai vu vos yeux se remplir de larme, en même temps que vos mots étaient durs.

De l’amour lié à l’incompréhension. De la gêne mêlée à la honte. De la peur aidant la déraison. J’ai écouté vos paroles à coeur ouvert, tout en sentant le glas au dessus de ma tête. Certains de vos mots aiguisés m’ont transpercés le coeur. Des mots, aussi fort qu’incompréhensifs sont sortis : « faire la femme », «homo ».

Comment pourrais-je vous en vouloir, pour ces paroles qui trahissent une ignorance sur ce sujet? Les sources d’information les plus simples d’accès sont bien souvent les pires. N’ayez craintes, je vais vous expliquer. Des choses les plus basiques aux choses les plus complexes.

Non, je ne suis pas homo, je suis juste une femme emprisonnée dans un corps qui n’est pas le sien. Quant à la définition de mon attirance sexuelle, est une chose secondaire.

Non, je ne vais pas changer. De fringues et d’apparence, tout au plus. je vais rester le même enfant que vous avez vu grandir, avec les mêmes blagues nulles. Je reste le même enfant que vous avez élevé et éduqué, et qui tente et tentera toujours de suivre le chemin le plus droit.

Non ce n’est pas une honte. Vous savez, tout le monde s’en fiche. Ça parle un peu certes, mais rien de plus. Ne pleurez pas le garçon que vous avez perdu, mais fêtez plutôt la personne que je suis devenue : fière, complète, certaine.

Et surtout heureuse.

Pugnacité

Nous ne sommes que les propres reflets de nos âmes.
Nous tentons, parfois en vain, de se mentir à soi-même, sur qui nous sommes ou sûr ce que nous sommes.  Parfois par peur, mais souvent par dégoût. On se cache, et l´on prend peur à la moindre alerte. « L´enfer c´est les autres ». Cette phrase, que l´on se répète à tort, nous empêche d´avancer et de faire face au véritable ennemi : nos propres démons.

Et puis, vient notre rédemption. Nous choisissons de nous sauver. Nous tentons d´avancer, au départ aidé de personnes qui connaissent nos parcours et qui les ont cheminés avant nous. On avance, et on  trébuche, souvent, puis de moins en moins, avant de se sentir prêt à lâcher cette mains qui nous a soutenue. On essuie nos premiers échecs, on savoure nos premières victoires, ou chaque petit pas et une libération.

De petites victoires en petites victoires, on avance,  en dépit des vents violents qui nous font face. Famille, amis, boulot, chaque parcours a ses barrières qui nous paraissent infranchissables. On trébuche, encore et toujours, mais l´on se relève, plus fort  que nous l´étions. Libérés de nos démons, la peur est de moins en moins présente. Nous sommes sûrs de nous, et nous savons ce que nous voulons : être nous-même. Notre pugnacité  nous fera avancer quand bien même les barrières qui s´opposseront à nous.

Accroches toi donc à tes rêves. Trébuche, mais relève toi. Par ta volonté et ta pugnacité, atteint les buts que tu t´es toi-même fixés. Tu verras, tu atteindras des sommets.

Suréminence

La transition. Une étape, un chemin, un but, un rêve. Beaucoup veulent l’atteindre. Certains y parviennent, et d’autres baissent les bras.

Elle soulève des barrières que l’on se doit de franchir, bon gré malgré notre situation, tout en affrontant nos peurs.

Ces barrières, mais quelles sont-elles ?

Ces barrières, ou plutôt mes barrières, ont été multiples : la peur de s’assumer, son estime de soi et de ce que l’on est, la peur des autres, et le dégoût de sa propre image. Cette dernière, que l’on doit passer outre pour plaire, mais surtout pour se plaire.

En faisant le point, mes barrières avaient toutes un point commun : mon apparence : quelle image je dégage, devant les autres, et surtout laquelle envers moi et ma propre conscience ?

Et du coup ?

Peu à peu, j’ai changé la vision amère et défaitiste que j’avais, en une image d’espoir, et de plénitude. Des heures de discussion avec moi-même. À me comprendre, ou à me réapprendre. Une volonté de se pousser, toujours plus loin, pour sublimer ce que nous sommes. Ne jamais se reposer sur ses lauriers, et ne jamais prendre certaines victoires pour acquis.

Et les opérations ?

Beaucoup pensent s’accepter, ou s’assumer, grâce à elles. Pourquoi pas, chacun cherche à atteindre son idéal, par les moyens dont il a en sa possession. Quant à moi, les opérations sont des finalités. Pas un but, mais un tremplin, en pleine course d’orientation semée d’embûche.

Dans cette course d’orientation qu’est le parcours de transition, j’ai trouvé mon cap, ma direction. Je sais ou je vais. Je cours vers l’arrivée, et ces opérations que je prends comme des tremplins, vont m’ennoblir. J’ai atteint la plénitude par mon parcours et mes objectifs. Maintenant, atteignons la perfection.

Taggle et avance. Tu sais pourquoi ? Parce qu’à l’impossible, nul n’est tenu.

Faire front

Je veux, montrer ma joie d’être devenue celle que je suis aujourd’hui.

Je veux, exposer et exprimer fièrement la personne que je suis actuellement.

Je veux, porter ce message d’acceptation, vis à vis des regards et des « on dit ».

Je veux, imposer, sans violence ni haine, mon image dans vos esprits.

Je veux, éduquer vos regards et vos paroles, et vous faire comprendre que mon décolleté n’est pas une invitation à la débauche.

Je veux me sentir libérée de toute idée malsaine ou malvenue.

Regarde, je suis là.

Regarde, je ne bougerai pas, quelque-soit tes mots ou tes frasques.

Regarde, je fais barrage à ta bêtise, à en devenir son nemmesis.

Regarde, je tiens bon. Et je tiendrais. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas seule. Elles sont nombreuses derrière, à s’insurger devant ton comportement.

Regarde moi, où plutôt, regarde nous. Car nous ferons face, quoi qu’il arrive et quoi qu’il n’en coûte.

Taggle et avance

Tu seras souvent au pied de nombreux murs. Tu seras souvent tournée au ridicule. On te demandera souvent de t’expliquer. Tu devras leur apporter ces même réponses, qu’inlassablement tu répèteras de personne à personne. Tu te répèteras, tu te lasseras peut-être, mais surtout n’oublies jamais…

Taggle et avance.

Tu feras face aux autres, mais également à tes propres démons. Tes doutes et tes peurs te feront barrage, sur le chemin de ton avenir. Tu devras te faire face, seule. Seule toi et toi seule, est capable de franchir tes propres obstacles que tu as dressé. Les autres pourront t’accompagner et te regarder, mais aucunement t’aider à avancer, sur le chemin que tu souhaites. Tu auras peur, mais surtout serres les dents, et…

Taggle et avance.

Quand tout ira bien pour toi, lorsque tu seras lancée, tu auras des doutes. Tu vas douter, de toi d’abord, mais des autres, et de l’image que tu donnes. « Trop ceci », « pas assez cela ». Une quête infaisable va commencer : la recherche de la perfection. Parfois, à trop suivre un idéal, ou un modèle préconçu, on en oublie son but : atteindre sa propre perfection. Tu n’es pas une autre, et cette autre n’es pas toi. Fuis ces pâles modèles, et esquisses celle que tu veux être. Mais pour cela, Taggle et avance.

Brasier

Au commencement, une étincelle, qui ravive une flamme, trop longtemps oubliée , sous les cendres de nos erreurs et défaites du passée. Elle est d’abord frêle, puis se fortifie, aidée par ce nouveau souffle, d’espérance et d’avenir. Nos sentiments se réchauffent, et se renforcent.

La flamme s’embrase, pour donner naissance à un feu vif. Il éblouit, il vit. Je danse autour de ce dernier, fière de la lumière créée, fière de cette réussite. Je me réchauffe enfin.

Le brasier s’emballe. Il commence à sortir de son foyer. D’abord il brûle de petites choses, et moi, je le regarde faire, espérant que tout rentre dans l’ordre, que le temps l’apaise. Aveuglée par sa lumière, je me laisse bercer par sa chaleur, sans voir qu’il devient un danger. Les flammes commencent à me lécher les doigts.

Le feu dévore tout sur son passage. Il est devenu incontrôlable. Sans m’en apercevoir, ce dernier a brûlé tout autour de moi. La chaleur est insupportable. Impuissante, je le regarde commencer à me consumer.

Le brasier s’étouffe, sur un tas de ruines fumantes. Les cendres de nos espoirs et nos espérances, à jamais consumées.

Vivante

Mes chers parents, je suis vivant… pardon vivante.

Aujourd’hui, je vis en étant moi-même. La peur qui me tenaillait, n’a plus lieu d’être. Elle m’a quitté, le jour ou j’ai commencé à vivre ma véritable vie, mon moi véritable. Je n’avance plus pour survivre, j’avance pour vivre.

N’ayez crainte, je suis toujours présent, pardon, présente.

Je reste la personne que vous avez connu. Seule l’esthétique a changé. La personne que je suis au plus profond de moi, n’a pas changée. Je garde les mêmes valeurs que vous m’avez inculqué. L’enfant que vous avez éduqué, a juste grandi. La fleur que vous avez vu pousser, s’est épanouie.

N’ayez peur, je suis respecté, pardon, respectée.

La vie n’est pas simple. Soit. Le monde est cruel. Certes. Mais le bonheur existe. Il suffit simplement de se battre, contre ces à priori, et cette mal connaissance. S’exposer, pour imposer notre image et nos idées. Faire de sa personne, un modèle. Déconstruire ces idées préconçues, pour en bâtir de nouvelles, véritables.

Étonnante Fatalité

Avec des « si » notre vie serait mise sous paillettes.

Le destin, a souvent été farceur avec les gens. Certaines choses arrivent alors qu’elles ne sont pas prévues, et d’autres importantes, ne viennent jamais. La roue de notre destinée se moque parfois de notre triste sort.

Tantôt bien, tantôt mal, on ne s’y attends pas. Parfois même, nous avons cette sensation, depuis bien longtemps, que le destin s’est joué de nous. Avoir une mauvaise situation au prix de nombreux efforts vains, vouloir atteindre un idéal qui s’échappe toujours d’avantage, ou encore naître dans le mauvais corps.

C’est la vie…

Soit, c’est la vie. mais est-ce vraiment notre vie ? Et si, le destin n’existait pas, et que nos actions, et notre cheminement, étaient connus par avance ? Et si le chemin de notre vie était éclairé si bien que le moindre nid de poule serait connu à l’avance ? Nous serions condamnés à jouer une pièce de théâtre que l’on connait par avance, sans improvisation ni intrigues.

Une vie sans émotion. Condamné à devoir rouler sur un chemin, rectiligne, chiante au possible, sans virage ni brouillard. Certes, avec quelques bosses, mais connues à l’avance…

Triste chemin éclairé…

Au final, le destin et la fatalité existe. Notre chemin de vie n’es pas éclairé, et nous avançons à tâtons. Tant d’épreuves et de difficultés, pour nous forger. Forger nos propres armes, au fil des épreuves et pour en affronter de nouvelles, mais se forger soi-même, dans l’adversité, et parfois dans la douleur.

Et puis, nous ne jouons pas des scènes connues par coeur, mais nous vivons des moments inédits, faisant de nous des personnes uniques, et irremplaçables. Nos zones de conforts et de dangers, sont là pour nous rappeler que nous pouvons évoluer. Que les épreuves doivent être vues comme des expériences à vivre, et à retenir, même si elles peuvent s’avérer difficile.

Se forger en dépit des difficultés , souvent dans les pleures, et parfois dans la douleur, mais oh combien utile pour devenir la personne que nous cherchons à être, et non pas, si le destin n’existait pas, la personne que nous devons être.

Ne jouons pas nos émotions, vivons les.

De ceux

Nous sommes de ceux que l’on ne comprend pas, taxés souvent de décadents, de dégénérés,

Nous sommes de ceux qui sont rapidement mis à l’écart, par les amis, la famille ou la société,

Nous sommes de ceux qui dérangent, qui peuvent rendre mal à l’aise, que l’on fuit ou que l’on évite,

Nous sommes de ceux que l’on remarque, parce qu’ils font « tâches », dans une société qui ne les accepte pas,

Nous sommes de ceux qui ne comptent pas, à qui l’on ne parle pas, parce que les autres pensent savoir ce que nous sommes,

Nous sommes de ceux que l’on juge, sans connaître, à cause des stéréotypes et de ces idées arriérées,

Nous sommes de ceux qui souffrent en silence, le plus souvent, par des actes et des paroles, scandés par des personnes qui ne nous connaissent pas,

Nous sommes de ceux qui composent cette équipe que l’on voit comme perdante, dès le début du jeu,

Mais…

Nous sommes de ceux qui ne nous laissons pas faire, malgré les actes et les mots,

Nous sommes de ceux qui veulent vivre, comme ils l’entendent, en dépit du regard des autres,

Nous sommes de ceux qui parleront haut et fort, pour se faire entendre, et exister, en tant que personne,

Nous sommes de ceux qui chercheront à établir le respect, grâce à nos actes et nos paroles,

Nous sommes de ceux que l’on ne pourra plus oublier, présent, quel que soit l’instant, obligeant les gens à composer avec notre présence.

Nous sommes de ceux qui mèneront, pour notre cause, des batailles acharnées, pour reprendre la mains, forcer nos destins, et arracher nos victoires avec panache,

Nous seront de ceux qui ne s’écraseront plus, et s’exposeront pour mieux s’imposer.