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Bienvenue !

Bonjour à tous et à toutes !

Je suis enchantée de vous accueillir comme visiteur, même si vous vous êtes passés là par hasard, par curiosité, ou par erreur ! L’erreur est humain non? Et parfois même, les erreurs permettent de belles découvertes !

Ici, abandonnez tous rêves de grandeur, de succès ou même de célébrité, vous êtes ici sur la page d’une petite personne qui essaie, tant bien que mal, de se frayer un chemin dans la vie, entre ses doutes et ses peurs et entre ses désirs et ses rêves…

Alors entrez, brave gens, et bonne lecture !

Louve

Il était une fois, une enfant, un peu niaise. Elle est drapée de rouge, marque de ce romantisme embrassé par défaut, puisque les rêves ne coûte pas grand chose, en termes d’efforts et de sacrifices.

Encapuchonnée, par peur d´être remarquée, elle marche sur un chemin balisé, vers une destination connue, à la bienséance actée et plébiscitée. Elle aime faire plaisir, offrir, montrer qu´elle est utile, bien qu´au fond d´elle, ses rêves sont tous autres.

De grands yeux s´illuminent, dans l´ombre des bois.

Il approche, tapis dans les tréfonds des bois, à mesure que le temps passe. La gentillesse de sa proie, allant une énième fois chez sa grand-mère, commence à faillir, sous le poids de l´ennui. Ce rôle qu´elle s´est construit face aux autres, devient de plus en plus lourd à porter. Et cette chimère, qui a grandit dans les ombres, sent arriver son heure.

Le grand méchant loup entre en scène.

Alors qu´un jour le moral n´est pas au rendez-vous, elle entend alors la voix de ce loup qui l´appelle. Il lui demande de le rejoindre, dans cette obscurité, ou seuls les yeux de la bête transperce l´épaisse noirceur des bois . Il lui murmure ses rêves les plus fous. Que la vie est simple si elle décide de le suivre…

Elle devient folle, à mesure d´écouter le loup. Ce combat intérieur, entre son rôle et ses rêves devient de plus en plus lourd à porter. Et puis, un jour, alors que le poids de la détresse est trop grand, elle décide de quitter ce chemin balisé, vers la tanière du loup. Elle veut savoir, si ces rêves inavoués peuvent devenir réalité, ou ne doivent rester qu´à l´état de chimères.

Sortir des sentiers battus.

Elle s´enfonce dans la tanière du loup, d´abord avec appréhension, puis avec conviction. Au fond de cette antre, l´obscurité laisse place à une lumière de plus en plus aveuglante. Dès qu´elle recouvre la vue, elle s´aperçoit face à d´innombrables mirroirs aux milles reflets. Des reflets d´elle-même, à un détail près.

Que tu as de grands yeux…

Ces yeux, qu´elle avait aperçu, pensant être ceux du loup, était au final le reflet de ses propres yeux. Autant de temps pour comprendre que le loup, tapis dans les ombres, et la matérialisation par son esprit de ses propres envies. Le loup, et au final une louve, qui prend peu à peu conscience de qui elle est réellement.

C´est à ce moment là, que le comte laisse place à la réalité, que le petit chaperon rouge, a laissé place à la grande méchante louve.

Sérénité

Sereine, depuis que je suis en paix avec moi-même, en ayant atteint l´harmonie du corps et de l´esprit.

Sereine, depuis que je suis devenue sincère avec moi-même. Vivre ma vie, et non plus ce rôle qui n´était pas le miens.

Sereine, depuis que j´ai atteint ce bout du tunnel, et pouvoir toucher enfin cette clarté, dans laquelle je vie désormais.

Sereine, dans ma tête et dans mon coeur, apaisés et loin de ces torrents de questions qui m´ont tant embrouillé l´esprit.

Sereine, pour avoir était au bout de mes rêves. D´avoir eu la force de changer mes doux songes d´été en cette vie rêvée.

Sereine, dans le calme que m´apporte cette nouvelle vie, remplie de projets et de joie de vivre.

Bref, sereine en mon présent, mais surtout, sereine dans mon avenir.

Repentance

Vendredi 20 mai, à J+ 4 de cette opération, qui m´a permis de démarrer ces nouveaux chapitres de ma vie. Par où commencer ?peut-être dire tout simplement que tout va bien. Le post-opératoire se passe bien. Les douleurs sont gérées, presque inexistante. Bref, assez contente.

Un regard, un sourire…

J+4 a également été le jour de ce premier regard, sur l´intégralité de mon corps. La découverte de ce premier rendu, certes en aucun cas final, mais donnant un premier aperçu. L´apprehnsion de voir les premiers résultats a été bien vite balayé, tout comme mes peurs qui se sont rapidement effacées, à mesure que mon sourire grandit.

Une délivrance, une repentance.

Ce bonheur, d´être enfin la personne que je suis, de A à Z, et ce sous toutes les coutures. Être délivrée de cette erreur de la nature, qui faisait de moi, au travers de mon propre ressenti, un monstre qui ne pouvait vivre comme tel. Mon instinct de survit m´a poussé à prendre sur moi, puis à sortir de ma zone de confort et aller vers cette ultime correction de mon corps. Enfin, je me suis repentie, face à ce corps que je considérais comme mon principal péché.

Parachever

Au départ, ma vie pouvait être considérée comme un petit livre de poche, racontant une brève nouvelle. Une histoire simple, sans saveur particulière, qui ne marque pas la mémoire. Un retentissement infime, causant une légère onde, sur l´étendue d´eau paisible qu´est la vie.

Une brève nouvelle au fil rouge douloureusement simpliste : un couple, des enfants, une voiture, un crédit. Vivre et élever la nouvelle génération, qui témoignera de mon bon souvenir, en élevant la génération suivante, qui finira par m´oublier. À la fin de cette nouvelle littéraire, il ne devait rester rien, hormis le silence.

S´approcher du pupitre, et prendre la plume.

A la fin  de ces premiers chapitres, j´ai décidé d’écrire les suivants. Prendre la plume, non pas pour raconter, mais bien pour créer. Un nouveau livre pour une nouvelle vie ? Non, plutôt de nouveaux chapitres. Je préfère garder le personnage du début, avec ses défauts,  puis le faire grandir et évoluer, par delà les difficultés, pour le mener au-delà de ces plus grands rêves.

Achever le brouillon et le sublimer.

3 ans. C´est le temps qu´il m´a fallu pour écrire le brouillon de ce livre, qui est ma vie. Aujourd’hui, après une relecture attentive, je vais enfin poser le point final à ce final. Aujourd’hui s´achêve le travail sur ce brouillon, à travers ces derniers coups de crayons. Je vais enfin parachever mon oeuvre, et donner naissance à ce livre dont je serai la propre héroïne.

Abysses

Un air de piano accompagne ma descente aux enfers. Je regarde le ciel s´obscurcir et se draper de nuages noirs et menaçants. Les constellations disparaissent les une après les autres, sous cette noirceur pesante. Le piano s’emballe. Les étoiles disparaissent, au son de la cavalcade qu´entonne ce piano.

Silence.

Le bruit sourd du piano est remplacé par ce silence glacial, régnant en maître au milieu des ténèbres qui m´entourent. L´air est lourd, rendant la respiration difficile. Pourtant, je grelotte, et mon corps est traversé par d´irrémédiables frissons. J´ai froid et j´étouffe, dans cet atmosphère pesant et dans ses ténèbres oppressantes. J´ai peur.

« Bienvenue dans nos abysses ».

Qui a parlé ? Probablement dans ma tête, tout comme cet air de piano mélancolique qui se fait entendre. D´abord un murmure, je l´entends se rapprocher, accompagnant le souvenir de mes doutes et de mes peurs. Cachés, tapis dans les noirceurs de mon coeur, ils attendaient le moment propice pour me rappeler à leur bon souvenir. Au loin, un rire narquois retenti.

« Psst… tu m´entends ?« 

Oui, je t´entends… Qui es-tu ?

« Qui suis-je ? Je suis toi, enfin ta part sombre« .

Bien sûr. Je pensais l´avoir tuée, mais non, elle est encore là à me faire douter et me faire pleurer. Tu veux avancer ? Tu reculeras à cause d´elle, , un pas après l´autre. Tes forces t’abandonneront. Tu avais consacrer certaines idées de toi ? Pauvre profane que tu es, tu n’es rien, et tu resteras rien, hormis un grain de sable dans un vaste désert.

Reste ici auprès de moi, tu ne feras rien au dehors.

Bienvenue dans mes abysses. Le regard portée dans toutes les directions, je ne discerne aucune lumière. C´est fou comme, dans ces moments là, les forces qui nous ont permis de briller de mille feux, s’éteignent face à tant de noirceur. Vaincue, je ne peux m´évader. Je sens mes pieds s’ancrer dans la noirceur de mes peurs. Assaillie par ces doutes, j’ai peur de ne pas atteindre mes buts, sans même m´en sortir.

« Parles-moi. »

Te parler… enfin se parler à soi-même comme ultime recours, pour ne pas sombrer dans les méandres si noirs. Faire pâle figure, pour tenter de rester debout, malgré notre chute dans les abysses. Perdre pieds, dans les profondeurs de notre être. Dure et pénible est la chute dans nos abysses, mais ce sont dans ces moments là que nous arrivons à nous recentrer. Pour reprendre le combat, et grimper de nouveaux sommets.

Mais avant d´atteindre de nouveaux sommets, commençons par remonter de nos abysses, et tenter de retrouver quelques lueurs d´espoir…

Mantra

Il est compliqué juger objectivement, et bien d´avantage quand il s´agit de soi-même. Se regarder, pour s´auto critiquer. Considérer le reflet de soi, comme celui d´une personne qui s´est construite tant par ses prouesses que par ses sales regrets.

Se confier à soi-même à coeur ouvert, sans se cacher derrière des filtres ou des effets. Tout simplement regarder son reflet. Se regarder, pour tirer son autoportrait.

A travers l´oeil du photographe, sans aucun artifice.

Savoir, s’accepter pour mieux se regarder, sans négativité. savoir se complimenter en toute objectivité. Savoir se critiquer et se réprimander, pour mieux avancer.

En toute objectivité, c´est également faire le point sur ses ressentis, et ses attentes. C´est aussi, dans les moments de doutes, trouver le réconfort nécessaire nous permettant d´avancer. Ce réconfort, nous l´obtenons souvent en répétant certains de nos Mantra :

Ne pleure pas tes faiblesses, célèbre tes forces ;

Oui, tu as fauté. Mais il te reste toute une vie pour te rattraper ;

Ne rejette la faute sur personne, car toi seul décide du chemin à suivre ;

Ne définis rien comme insurmontable. Vois cela comme des défis te permettant de t´élever ;

Tes désirs et tes envies ? Ne te contente pas de les réaliser, sublime les ;

Non, tu es ni désemparé, ni à l´arrêt. Tu prends juste un instant pour décider du meilleur chemin à emprunter.

N´affirme pas être imparfait. Rappelles-toi que ce sont tes imperfections qui ont de toi la personne unique que tu es.

‘Ne scande pas l´idée que tu n´y arrivera jamais. Tu arriveras à concrétiser tes rêves et parvenir à tes fins, si tu t’en donnes le temps.

Ne pleure de ne pas être la personne que tu souhaites être. C´est vrai, tu ne l´es pas à cet instant. Mais rien ne t´empêche de le devenir.

Et par dessus tout, avance et agis.

Crédit photo : @Samuel Tresfield

La cour des grands

Bravo, tu es arrivée à tes fins. Tu es devenue grande. Tu l´as souhaité, et tu as probablement sacrifié du temps et d´autres choses précieuses à tes yeux. Tu as grimpé l’échelle de ta propre reconnaissance, au prix de ta sueur et de tes larmes. Tu as écris ta propre histoire, et aujourd’hui tu la vie.

Bienvenue dans la cour des grands.

Bienvenue à l’apogée de ta vie. Bienvenue dans ta vie rêvée. Tu as vaincu tes démons pour en arriver là. Tu a mis à mal tes peurs et tes doutes. Le soleil s´est levé sur tes victoires. Souris et sois fière de ce que tu es.

Bienvenue dans la cour des grands, mais rappelle-toi…

Du haut de ta tour d’ivoire, sais observer le chemin que tu as parcouru. Le passé t’a torturé, mais n’oublie pas ce qu’il t´a apporté. Tu as appris de tes échecs, pour bâtir tes victoires. Tes combats ont été une source d’inspiration et t´on permis d’avancer, pour arriver à ce que tu es aujourd’hui.

Bienvenue dans la cour des grands mais prends garde...

Tu as été en bas avant de grimper l´échelle de ta propre évolution. Ton passé a été le ciment de ton avenir. Le meilleur, comme le pire, t´a construit. Tu n´es pas faible car tu as souffert. De cette souffrance est néée cette rage de vaincre. Ne perds pas pieds, dans le superficiel et le paraître. Restes toi-même, et admire ce que tu as construit, et de où tu es parti.

Inextricable

La confrontation est dure, et la douleur à peine supportable. Mes chers parents, je vous écoute.

J’ai vu vos rire s’estomper, à l’arrivé de ce sujet si sensible. J’ai vu vos yeux se remplir de larme, en même temps que vos mots étaient durs.

De l’amour lié à l’incompréhension. De la gêne mêlée à la honte. De la peur aidant la déraison. J’ai écouté vos paroles à coeur ouvert, tout en sentant le glas au dessus de ma tête. Certains de vos mots aiguisés m’ont transpercés le coeur. Des mots, aussi fort qu’incompréhensifs sont sortis : « faire la femme », «homo ».

Comment pourrais-je vous en vouloir, pour ces paroles qui trahissent une ignorance sur ce sujet? Les sources d’information les plus simples d’accès sont bien souvent les pires. N’ayez craintes, je vais vous expliquer. Des choses les plus basiques aux choses les plus complexes.

Non, je ne suis pas homo, je suis juste une femme emprisonnée dans un corps qui n’est pas le sien. Quant à la définition de mon attirance sexuelle, est une chose secondaire.

Non, je ne vais pas changer. De fringues et d’apparence, tout au plus. je vais rester le même enfant que vous avez vu grandir, avec les mêmes blagues nulles. Je reste le même enfant que vous avez élevé et éduqué, et qui tente et tentera toujours de suivre le chemin le plus droit.

Non ce n’est pas une honte. Vous savez, tout le monde s’en fiche. Ça parle un peu certes, mais rien de plus. Ne pleurez pas le garçon que vous avez perdu, mais fêtez plutôt la personne que je suis devenue : fière, complète, certaine.

Et surtout heureuse.

Pugnacité

Nous ne sommes que les propres reflets de nos âmes.
Nous tentons, parfois en vain, de se mentir à soi-même, sur qui nous sommes ou sûr ce que nous sommes.  Parfois par peur, mais souvent par dégoût. On se cache, et l´on prend peur à la moindre alerte. « L´enfer c´est les autres ». Cette phrase, que l´on se répète à tort, nous empêche d´avancer et de faire face au véritable ennemi : nos propres démons.

Et puis, vient notre rédemption. Nous choisissons de nous sauver. Nous tentons d´avancer, au départ aidé de personnes qui connaissent nos parcours et qui les ont cheminés avant nous. On avance, et on  trébuche, souvent, puis de moins en moins, avant de se sentir prêt à lâcher cette mains qui nous a soutenue. On essuie nos premiers échecs, on savoure nos premières victoires, ou chaque petit pas et une libération.

De petites victoires en petites victoires, on avance,  en dépit des vents violents qui nous font face. Famille, amis, boulot, chaque parcours a ses barrières qui nous paraissent infranchissables. On trébuche, encore et toujours, mais l´on se relève, plus fort  que nous l´étions. Libérés de nos démons, la peur est de moins en moins présente. Nous sommes sûrs de nous, et nous savons ce que nous voulons : être nous-même. Notre pugnacité  nous fera avancer quand bien même les barrières qui s´opposseront à nous.

Accroches toi donc à tes rêves. Trébuche, mais relève toi. Par ta volonté et ta pugnacité, atteint les buts que tu t´es toi-même fixés. Tu verras, tu atteindras des sommets.

Suréminence

La transition. Une étape, un chemin, un but, un rêve. Beaucoup veulent l’atteindre. Certains y parviennent, et d’autres baissent les bras.

Elle soulève des barrières que l’on se doit de franchir, bon gré malgré notre situation, tout en affrontant nos peurs.

Ces barrières, mais quelles sont-elles ?

Ces barrières, ou plutôt mes barrières, ont été multiples : la peur de s’assumer, son estime de soi et de ce que l’on est, la peur des autres, et le dégoût de sa propre image. Cette dernière, que l’on doit passer outre pour plaire, mais surtout pour se plaire.

En faisant le point, mes barrières avaient toutes un point commun : mon apparence : quelle image je dégage, devant les autres, et surtout laquelle envers moi et ma propre conscience ?

Et du coup ?

Peu à peu, j’ai changé la vision amère et défaitiste que j’avais, en une image d’espoir, et de plénitude. Des heures de discussion avec moi-même. À me comprendre, ou à me réapprendre. Une volonté de se pousser, toujours plus loin, pour sublimer ce que nous sommes. Ne jamais se reposer sur ses lauriers, et ne jamais prendre certaines victoires pour acquis.

Et les opérations ?

Beaucoup pensent s’accepter, ou s’assumer, grâce à elles. Pourquoi pas, chacun cherche à atteindre son idéal, par les moyens dont il a en sa possession. Quant à moi, les opérations sont des finalités. Pas un but, mais un tremplin, en pleine course d’orientation semée d’embûche.

Dans cette course d’orientation qu’est le parcours de transition, j’ai trouvé mon cap, ma direction. Je sais ou je vais. Je cours vers l’arrivée, et ces opérations que je prends comme des tremplins, vont m’ennoblir. J’ai atteint la plénitude par mon parcours et mes objectifs. Maintenant, atteignons la perfection.

Taggle et avance. Tu sais pourquoi ? Parce qu’à l’impossible, nul n’est tenu.