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Bienvenue !

Bonjour à tous et à toutes !

Je suis enchantée de vous accueillir comme visiteur, même si vous vous êtes passés là par hasard, par curiosité, ou par erreur ! L’erreur est humain non? Et parfois même, les erreurs permettent de belles découvertes !

Ici, abandonnez tous rêves de grandeur, de succès ou même de célébrité, vous êtes ici sur la page d’une petite personne qui essaie, tant bien que mal, de se frayer un chemin dans la vie, entre ses doutes et ses peurs et entre ses désirs et ses rêves…

Alors entrez, brave gens, et bonne lecture !

De ceux

Nous sommes de ceux que l’on ne comprend pas, taxés souvent de décadents, de dégénérés,

Nous sommes de ceux qui sont rapidement mis à l’écart, par les amis, la famille ou la société,

Nous sommes de ceux qui dérangent, qui peuvent rendre mal à l’aise, que l’on fuit ou que l’on évite,

Nous sommes de ceux que l’on remarque, parce qu’ils font « tâches », dans une société qui ne les accepte pas,

Nous sommes de ceux qui ne comptent pas, à qui l’on ne parle pas, parce que les autres pensent savoir ce que nous sommes,

Nous sommes de ceux que l’on juge, sans connaître, à cause des stéréotypes et de ces idées arriérées,

Nous sommes de ceux qui souffrent en silence, le plus souvent, par des actes et des paroles, scandés par des personnes qui ne nous connaissent pas,

Nous sommes de ceux qui composent cette équipe que l’on voit comme perdante, dès le début du jeu,

Mais…

Nous sommes de ceux qui ne nous laissons pas faire, malgré les actes et les mots,

Nous sommes de ceux qui veulent vivre, comme ils l’entendent, en dépit du regard des autres,

Nous sommes de ceux qui parleront haut et fort, pour se faire entendre, et exister, en tant que personne,

Nous sommes de ceux qui chercheront à établir le respect, grâce à nos actes et nos paroles,

Nous sommes de ceux que l’on ne pourra plus oublier, présent, quel que soit l’instant, obligeant les gens à composer avec notre présence.

Nous sommes de ceux qui mèneront, pour notre cause, des batailles acharnées, pour reprendre la mains, forcer nos destins, et arracher nos victoires avec panache,

Nous seront de ceux qui ne s’écraseront plus, et s’exposeront pour mieux s’imposer.

Jeu de trans

Tel le jeu de l’oie j’avance. Le plateau est différent, mais les règles sont les mêmes. On avance, tour par tour, bon gré mal gré le destin, favorisé ou non par les évènements extérieurs. La transition est comme ce plateau de jeu, avec son début, et sa fin, comportant un certain nombre de piège.

Toujours avancer, step by step.

On joue seul, mais contre soi. On connait les règles, mais on ne sait quels seront les obstacles sur lesquels nous tomberons. Gagner le jeu est le but, mais parcourir la spirale de ce jeu est bénéfique et nous construit. On commence le jeu, souvent avec beaucoup d’impatience, mais seule la détermination nous permettra de le terminer.

Lançons à nouveau les dés…

Bien que la ligne de départ est désormais loin derrière moi, la case finale reste encore lointaine. En vérité, même si la finalité de la transition est le but premier, le cheminement en est aussi un. Il nous construit, de par les événements traversés, les coups de chance, et de malchance.

Aujourd’hui, nouveau jet de dès. Les premières consultations pour les premières opérations. certes, une première consultation n’engage à rien. Mais voir, devant soi, la constitution de son premier dossier médical, fait sont petit effet. De la peur? Non. De l’impatience, oui, mais surtout, de la détermination. Cette impression de lancer une nouvelle fois la machine, et qu’elle ne sera pas arrêtée, avant d’avoir franchie l’arrivée.

Ce jeu, je le gagnerai.

A nos heures sombres

En ces heures sombres, je souhaitais prendre le temps d’écrire. Faire le point, poser sur le papier mes pensées, me libérer l’esprit. Un contexte qui nous dépasse et cette solitude, pour beaucoup, si pesante.

La solitude m’envahit…

Pourtant, le calme de la rue me repose. La lenteur du dehors est propice au repos, et à la réflexion. Ce contexte me permet de faire le point sur ma vie, et sur ma façon d’être dans cette société toujours dans la mouvance. La mise sur pose de cette dernière permet de soufler, et de constater.

Montre moi…

La véritable nature des gens, ressorts. La nature reprends ses droits, le chacun pour soi prime. On comprend que l’on peut compter uniquement sur une poignée de personne, et surtout, sur nous même. J’ai eu la chance d’avoir fait ma remise en question il y’a un an. Je vie cette période comme un point d’étape. D’abord pour établir les constats, mais dessiner mes nouveaux objectifs.

Accompagne moi, encore un peu…

Au fonds, je comprends que la solitude est ma meilleure compagne de fortune. Dans les bons moments comme dans les mauvais, elle sera là. Prête à tendre une oreille attentive, tout en me jugeant par son silence protecteur.

Accompagne moi, jusqu’à mes objectifs…

Sombres archives.

Je m’évade parfois, au son d’une musique douce et mélancolique.

Cette mélodie m’aide à me calmer et à me recentrer sur moi même. Devenir, aux yeux des autres, la personne que nous avons toujours été, au fonds de nous, n’est pas chose simple. Se battre continuellement face aux idéaux et aux paroles, mêmes maladroites, reste fatiguant psychologiquement.

Un jeu d’apparence…

Le combat est rude, mais le jeu en vaut la chandelle, du moins en apparence pour le moment. Les apparences sont souvent de beaux paravent masquant nos doutes et nos peurs. On dit que tout va bien, que l’on avance, mais nos peurs reste là, prêtes à surgir et nous hanter.

Être, et montrer qui nous sommes…

Les images sont difficiles à casser, mais elles sont bien souvent faussées. Les stéréotypes nous collent à la peau, mais ils sont bien souvent dépassés. Un combat incessant dans lequel on s’engage, tout en espérant une finalité. D’abord à petite échelle, pour notre propre personne, puis à grande échelle et soutenir la cause, le bien-être des gens qui nous ressemble. Se battre pour nous et pour les autres. Faire de notre lutte, un exemple, malgré les peurs et les doutes.

Avancer quoi qu’il en coûte .Bref, taggle et avance…

Rêver, encore.

C’est comme vivre dans un rêve éveillé.

J’avance sur un chemin qui, par le passé, n’était accessible uniquement dans mes rêves les plus fous. Je rêvais d’être moi-même, allant à la rencontre des gens qui me sont chères, avec tant de simplicité. Inaccessible à l’époque…

Je chassais mon naturel, me persuadant que ce n’était que des chimères qui ne pouvaient se réaliser. A l’époque, je ne croyais pas en mes rêves, et je me contentais de mes cauchemars comme réalité…

Aujourd’hui, la donne a changé. J’ai arrêté de survivre, pour essayer de vivre. J’avoue avoir encore du mal à réaliser que mes songes sont bien réels. Moi qui, il y’a à peine 1 an, était tétanisée au simple fait de sortir de mon appartement, je me retrouve, aujourd’hui, à assister à des conférences de 30/40 personnes en étant moi-même . Quel changement…

Quelques sacrifices ont été nécessaires, certes, mais cela en vaut la peine. Tout ce que je vie aujourd’hui, ne sont que mes rêves qui se réalisent, petit à petit. Vivre, et non plus survivre.

A force de vouloir vivre ses rêves, on finit par réussir.

Retrospective 2019

Il y’a un temps pour tout et vient pour moi celui du bilan de l’année qui s’est écoulée.

Que dire… que je ne suis plus la même personne ? Ce serait me mentir.

En vérité, j’ai plutôt évolué. D’abord dans l’image que je reflète vers les autres, puis dans l’image que je me fais de moi-même . En perpétuelle évolution, elle a prit un tournant radical en 2019.

S’assoir et contempler…

J’ai gravis la montagne de mes peurs, pour m’assoir et prendre de la hauteur sur mon passé, mon présent et mon avenir. Mon passé est à mes pieds. Mon avenir et devant moi, à l’horizon : ce soleil flamboyant. Un nouveau jour.

L’aube de ma nouvelle vie…

Terminé le questionnement, les cachoteries, la honte de sa propre personne. Tout ça est derrière moi. J’ai appris à m’accepter, puis à m’améliorer, pour mon propre bien. 2019 a été l’année de la délivrance, celle de de l’acceptation. Apprécier la personne que l’on est, sans les masques.

Dorénavant je n’aurais plus peur…

J’ai encore quelques sommets à gravir, mais je vois l’horizon. Les derniers sentiers à emprunter seront longs et tortueux mais j’ai déjà tant accompli, que je ne peux arrêter là. J’ai le goût de la victoire et de la réussite.

En bref, 2020 sera l’année où je m’exposerai, certes, mais cela pour mieux m’imposer.

Transition acte III

Petit à petit, étape par étape, j’avance mes pions, toujours plus loin. J’ai scruté cette échiquier, avant de décider de la tactique à adopter.

Lucie en mode professionnelle. Qui l’aurait cru, moi qui encore en février 2019, trouvais la transition inimaginable.

J’ai commencé à mettre les gens au courant il y’a quelques mois. D’abord mon patron, puis mes collègues proches, avant d’en parler avec mes clients. Les plus proches, tout d’abord, puis les plus lointains ensuite. Leur réponse ? « Ah ok ». Bref, ils s’en cognent, et ça m’arrange.

Encore quelques pas…

Avant les congés de Noël, mon patron m’a proposé d’informer à la fois la direction et nos plus proches collaborateurs. En prime de cette annonce, un mail au nom de Lucie, lui accordant tout le soutien qu’elle souhaite, en cas du moindre blocage.

Un bonheur incommensurable a commencé, mais également la peur : je ne peux plus reculer. Je dois donc faire face, dès le début de la nouvelle année, à ces gens, que j’ai côtoyé pendant plus de 4 ans, en femme. Quelle pression…

Jour fatidique, jour J. Une nouvelle étape à franchir, sans retour en arrière possible. Je perçois cette étape dans l’ordre des choses : j’ai avancé mes pions dans la combinaison souhaiter, afin de sortir la reine, et lui laisser le contrôle du champs de bataille.

L’acte III est lancé.

Qui sommes-nous ?

Être transgenre. Un mot bien compliqué, qui renferme, dans l’esprit de chacun, un bien grand nombre de définitions, aussi diffuses que confuses.

Qu’est-ce que je suis? Et qu’est-ce que je ne suis pas?

Je ne suis pas une transsexuelle. Ma transition est une question de genre, et non de sexe. Mes affinités sexuelles ne vont pas changer parce que je prends des hormones.

Je ne suis pas un objet sexuel. Non, messieurs, je ne suis pas un produit exotique à gouter. Je ne suis pas non plus, ce produit à usage unique, ou bien la réalisatrice de vos fantasmes que vos bourgeoises ne veulent exaucer.

Je ne transitionne pas pour me taper des mecs. Beaucoup de personne nous taxe parfois de transitioner, parce que nous n’assumons pas de coucher avec des mecs. Non, je ne me tape pas un parcours du combattant, administratif et psychologique, uniquement pour ce détail. Une bêtise sans non. Réfléchissez avant de sortir une telle ânerie.

Je ne suis pas une follasse. Non, je ne suis pas issue de la cage au folle ou maniérée à l’excès.

Je ne me déguise pas. Je ne mets pas de vêtement féminin pour un quelconque plaisir sexuel ou de fétichiste. Je m’habille juste en accord avec mon genre.

Je ne suis pas un mec. Le genre différentie l’homme de la femme, et non le sexe. Et oui, c’est comme ça.

Je n’ai pas choisi d’être « différente ». Je ne me suis pas levée un matin en me disait : « tiens je vais transitionner! ». Je ne suit pas non plus un effet de mode. Cette décision remonte à ma plus tendre enfance, ou j’avais conscience d’être quelqu’un de différent, à une place qui ne lui correspondait pas. Née dans un corps qui n’était pas le miens.

Je ne suis pas un mouton, à me conformer à une image, que je ne suis pas, uniquement pour rentrer dans ce moule binaire de notre société. Je suis une femme, qu’en disent certains.

Enfin, Je ne suis pas faible. J’ai la rage de m’imposer, comme je suis, aux yeux des autres.

Qui suis-je ?

Je suis une personne. Tout simplement. Avant de me définir par un genre ou une sexualité, je suis un être humain, au même titre que vous, avec les mêmes forces et les mêmes faiblesses.

Une femme simple. J’aime le shopping, les sorties entre amies, me balader, tout simplement. Quelle différence avec une femme « normale »? Aucune.

Enfin , à ces gens, qui nous montrent du doigt, à ces gens qui nous nomment « il » à la place de « elle », ou inversement, n’oubliez pas une chose : nous sommes ce que nous sommes, et nous en sommes fiers. Contrairement à vous, nous ne nous cachons pas derrière des propos haineux, et des pseudos datant d’un ancien temps. Contrairement à vous, nous réalisons nos rêves, en devenant qui nous sommes.

Nous ne nous terrerons pas, et nous ne nous tairons pas. Nous serons présentes, pour vivre, mais également pour vous faire chier.

Vivez vos rêves, et ne laissez personne les remettre en question.

Viser l’étoile

Crois en tes rêves, personne ne les atteindra à ta place.

Réalises tes rêves, personne ne les exaucera à ta place.

Mêne ton propre chemin de vie, personne ne doit le tracer à ta place.

De simples conseils, pour t’aider à viser tes rêves, ces étoiles qui te feront avancer dans la nuit noire. Bien sûr, tu auras des moments de doute, de peurs et de pleures. Oui, mais regardes en arrière et vois le chemin accompli. Pourquoi s’arrêter maintenant ?

Malgré les doutes et les peurs, tu avanceras inexorablement, toujours plus loin. Parce tu es une personne forte, parce que tu peux soulever des montagnes. Pour aller côtoyer les étoiles.

Tes rêves sont là. Exauces-les, vies-les. Tu verras, tu y prendras goût.

Non, tu n’es pas seule.

Depuis toute petite, je me rappelle avoir été différente, non pas dans le physique, mais dans ma manière de penser, et celle de me voir vis à vis des autres.

Différente…

A de nombreux moments, j’ai pu voir cet écart, vis à vis des codes de notre société. Moi, me cachant, honteuse et enchaînée par cette peur d’être découverte. Seule, à espérer devenir « normal » comme tous ceux autour de moi.

Les années sont passées, et l’entrée à la faculté m’a permis de devenir autonome, à la fois dans la vie, mais dans la pensée. Libérée des règles et de idéologies banales avec lesquelles j’ai grandi.

Comprendre, et me façonner, à mon image…

Bien sûr cette phase a pris plusieurs années. J’ai tâtonné bien longtemps encore hantée par ces valeurs sociales qui ne me correspondaient pas. Mais depuis quelques année, et encore plus aujourd’hui, j’ai pu me rendre compte d’une chose qui a permis de faire taire les questions primaires qui me hantaient: tu n’es pas seule.

Je ne suis pas seule à être différente des dictats de la société ;

Je ne suis pas seule à me sentir perdue dans ce monde si banal et morne ;

Je ne suis pas seule à avoir souffert longtemps tout en étant persuadé d’être seule.

Nous sommes des nombreux à être hors des codes de la société, faisant de cette différence une force. Certains ont même utilisé cette force pour se montrer à contre pied de la société, chose que je félicite et que j’envie. Un jour peut-être, ce sera mon tour, de m’élever, et montrer la voir.

Mais en attendant, je ne suis pas seule.